ARTICLE n° 8.
Mr Anyim decries bias of justice in ShariaSaturday 3rd November, 2001
By Lemmy Ughegbehttp://www.vanguardngr.com/news/articles/2001/November/03112001/wn331101.htm traduit par un groupe de "traductrices pour la paix"
ABUJA &emdash; SENATE President, Anyim Pius Anyim yesterday decried what he saw as selective justice system of the Sharia law while commenting on the death sentence passed on a lady, Safiya Hussaini Tungur Tudu in Sokoto State for adultery while acquitting the man who committed the act with her.
Senator Anyim who described this as bias of justice while speaking at the First Nigeria Human Rights Summit in Abuja, however, cautioned that his criticism was not an opinion on the merit or demerit of Sharia law.
According to him, "recently, a certain Safiya Hussaini Tungur Tudu (female) was sentenced to death by stoning by a Sokoto State Sharia Court on grounds of adultery. For the avoidance of doubt, this is not an opinion on the merit or demerit of Sharia court system.
"However, I am worried by the selective punishment of the woman &emdash; adulteress and selective acquittal of the male adulterer for want of evidence by the presiding judge. I believe this is a test case for human rights projection with a human face.
"I urge you to reflect on the vexed issue of right to life as constitutionally guaranteed against the odds of burden of proof and weight of evidence vis-à-vis the plight of Safiya in the course of your deliberation at this First Nigeria Human Rights Summit.
"Let me quickly remind this summit that in rubbing minds to evolve national integrated and systematic strategy on promotion at protection of human rights. They must not lose sight of the importance of a result driven practical approach that will enhance the enthronement of human rights regime in Nigeria. They must come with workable recommendations on how to overhaul administration of justice system to guarantee fairness, speed and equality.
"I recall that sometime ago, Justice Mohammed Bello (CJN he then was) remarked thus: 'The success or failure in the advancement and enforcement of human rights norms in any country depends squarely on two institutions, namely: the courts of law and courts of public opinion. The former adjudicate on human rights cases. The latter sensitise citizens about their rights, educate them about their violations and inform them that they can get appropriate remedy in the courts of law.' With the advent of participatory democracy, based on rule of law and constitutionalism, I believe the various legislative houses both at the state and federal level should complement the role of the courts and the media in prompt condemning infractions of human rights as well as initiate legislative reforms where desirable."
ABUJA - Hier, le président du Sénat, Anyim Pius Anyim, a décrit ce qu'il voit comme un système de justice sélective de la loi selon la Sharia tandis qu'il commentait la sentence de mort à l'encontre d'une femme, Safiya HUSSAINI (de) Tungur Fudu dans l'État du Sokoto, condamnée pour adultère, alors que l'homme qui a commis l'acte avec elle est acquitté.
Le sénateur Anyim qui a décrit ceci comme un parti pris judiciaire, tandis qu'il parlait devant le "Premier Sommet des Droits de l'Homme à Abuja (Nigeria)", a cependant pris soin de souligner en disant cela que sa critique n'était pas une opinion sur le bien fondé de la loi de la Sharia.
Nous le citons "récemment, une certaine Safiya Hussaini Tungur Tudu (femme) a été condamnée à être lapidée par une Cour de la Sharia de l'État du Sokoto, pour cause d'adultère. Pour éviter les malentendus, ce n'est pas une opinion sur le bien fondé du système de cour de la Sharia.
Cependant, je suis inquiet de la punition sélective pour la femme adultère et de l'acquittement sélectif pour l'homme adultère, car il n'y avait pas de preuve pour le juge. Je pense que ceci est un "cas d'école" pour les droits humains, à visage vraiment humain si je puis dire. Je vous demande de réfléchir sur
- le droit à la vie qui est garanti par notre Constitution
- la question controversée du droit à la vie
- sur l'importance de la charge de la preuve et du poids des témoignages vis-à-vis de la situation de Safiya(Je vous demande) d'en délibérer pendant notre "Premier Sommet des Droits de l'Homme à Abuja (Nigeria)".
Laissez moi vous rappeler brièvement que ce sommet doit faire évoluer nos mentalités vers un système national intégré et une stratégie systématique de défense de la protection des droits humains. On ne doit pas perdre de vue que ce le résultat donnera une approche concrète qui entraînera la consécration de la pré-éminence des droits humains au Nigéria.
Ce sommet doit aboutir à des recommandations réalistes pour que notre système judiciaire puisse garantir des jugements équitables, rapides et justes.Je rappelle qu'il y a quelque temps, le ministre de la justice, Mohammed Bello (CJN à l'époque) disait ceci :
Le succès ou l'échec dans l'avancée et le renforcement des normes des droits humains dans n'importe quel pays dépend de deux institutions, en clair :
- les Cours de justice
- et les organes d'opinion publiqueLes premières régissent les cas des Droits de l'Homme. Les secondes sensibilisent les citoyens sur leurs droits, les éduquent sur les violations des droits et les informent sur les recours qu'ils/elles peuvent avoir dans les Cours de Justice.
Avec l'avènement de la démocratie participative, basée sur des règles de Droit et sur la Constitution, je suis persuadé que les divers organes législatifs au niveau des États et au niveau Fédéral devraient compléter le rôle des Cours de Justice et des media en condamnant rapidement les infractions aux droits humains, tout en initiant des réformes législatives quand cela est nécessaire".
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